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L’évolution de la carte mondiale de la science : une perspective américaine

L’évolution de la carte mondiale de la science : une perspective américaine

19
Fév 2018

Par Rush Holt, Jimmy Kolker et Julia MacKenzie

Le changement est inhérent à la science. Les scientifiques étudient les tendances et les anomalies, et les expliquent. La communauté scientifique devrait bien appliquer ces techniques d’observation à elle-même : en science, le changement ne concerne pas seulement ce qui est étudié, mais aussi qui le fait et où cela est fait. Notre rencontre à Kigali, l’un des nombreux noeuds d’innovation sur le continent africain, est un endroit idéal pour regarder cette carte mondiale changeante de la science.

L’opportunité aussi, est inhérente à la science. Pour n’importe qui, n’importe où, le chemin vers la science commence par une question. Les questions de science en attente d’être posées par un esprit curieux sont nombreuses. Albert Einstein, Marie Curie ou Louis Pasteur ont posé des questions que d’autres auraient pu poser, et que peut-être d’autres ont posées, mais les grands scientifiques posent mieux leurs questions et plus obstinément.

On peut toujours poser des questions. Mais a-t-on toujours la possibilité de les résoudre? Dans la session « Changer la carte mondiale de la science» de la Rencontre Internationale du Next Einstein Forum, nous demanderons où et comment les conditions sont créées pour permettre aux jeunes scientifiques de trouver des réponses à leurs questions. Quelles sont les conditions nécessaires pour répondre aux questions avec des faits acquis par l’observation et l’expérimentation? Ces conditions peuvent être créées non seulement dans les centres scientifiques traditionnels, mais partout, et certainement en Afrique. Comment les familles, les communautés, les régions et les pays peuvent-ils créer des conditions propices au soutien, aux centres d’études, aux réseaux, aux équipements de recherche et à la liberté de voyager pour que n’importe quel scientifique, de n’importe quelle origine, puisse apprendre, penser, collaborer, mesurer, calculer, tester des idées, présenter des découvertes et les publier?

Où les dirigeants comprennent-ils qu’en créant les conditions pour poser des questions et y répondre, les pays améliorent leur croissance économique, culturelle et politique? Qui fait de la science de qualité aujourd’hui? Où et comment les domaines scientifiques ont-ils encore besoin de se développer ou d’être mieux reliés au niveau mondial? Comment la science peut-elle être plus inclusive et interconnectée? Comment la science peut-elle mieux éclairer les décisions politiques et gouvernementales? Et comment les décisions gouvernementales peuvent-elles faire progresser la science? À l’Association américaine pour l’avancement de la science (AAAS), nous posons continuellement ces questions et nous voulons qu’elles soient posées partout. J’ai hâte de partager nos idées et d’entendre les autres à Kigali.

Notre pays, l’Amérique, nation d’immigrants, a été, et est encore, un endroit où ces conditions sont remplies et où la science prospère si bien que nous avons le pouvoir d’attirer les meilleurs et les plus brillants du monde entier. 40% des prix Nobel décernés à des Américains en chimie, en médecine et en physique depuis le début du siècle l’ont été à des immigrants venus en Amérique pour mener des recherches scientifiques au plus haut niveau.

Les changements actuels de la politique d’immigration et des financements de la recherche – proposés et promulgués – menacent la force de la science dans notre pays. Il est donc particulièrement important pour les organisations non gouvernementales telles que l’AAAS, ainsi que pour les pays et les institutions partenaires, d’exercer un leadership mondial pour la science et les scientifiques.

La Marche pour la science, organisée par des scientifiques, soutenue par l’AAAS, et qui s’est déroulée à Washington et dans plus de 600 autres villes dans le monde au printemps dernier, est un mouvement non partisan de soutien à la science. Il est né d’une profonde inquiétude que la rhétorique idéologique de la politique contemporaine menace la science et sa valeur pour le monde. Des scientifiques du monde entier se sont sentis menacés et sont descendus dans la rue. Des rassemblements ont eu lieu à travers le monde, notamment en Ouganda, au Malawi, au Ghana et en Afrique du Sud.

Comme pour tout mouvement, l’impact de la Marche pour la science dépendra de la cohérence et de la profondeur avec laquelle les personnes qui ont créé le mouvement restent engagées. C’est pourquoi le NEF et l’AAAS sont si importants : ils sont des moyens de garantir que les sociétés du monde entier adoptent une science de haute qualité.

Rush Holt

Rush Hold est le président directeur général de l’Association américaine pour l’avancement de la science (AAAS) et directeurde la publication des journaux de la famille Science. Jimmy Kolker est chercheur invité à l’AAAS et ambassadeur des États-Unis retraité. Julia McKenzie est les directrice des relations internationales de l’AAAS.

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    Rush Holt
    Dr. Rush Hold is the CEO of the American Association for the Advancement of Science (AAAS) CEO and Executive Publisher of the Science family of journals. Ambassador Jimmy Kolker is a AAAS Visiting Scholar and Retired U.S. Ambassador. Julia McKenzie is the AAAS Director of International Relations.
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