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Rencontre Internationale 2018 du NEF : vers une croissance économique intelligente et inclusive de l’Afrique

Rencontre Internationale 2018 du NEF : vers une croissance économique intelligente et inclusive de l’Afrique

22
Jan 2018

Youssef Travaly, Vice-président Science, innovation et partenariats, Next Einstein Forum

Nous sommes à moins de soixante-cinq jours de l’un des rassemblements scientifiques les plus transformateurs pour le continent. Plus qu’un simple événement scientifique, la deuxième Rencontre Internationale du Next Einstein Forum veut susciter de nouvelles idées, sensibiliser sur l’impact possible des technologies actuelles et émergentes, stimuler les acteurs des sciences et de la technologie avec une priorité accordée à la mise en œuvre, au resserrement du lien entre les connaissances et le savoir-faire et à l’édification d’une solide communauté africaine des scientifiques.

Le NEF espère qu’en mettant en avant des solutions innovantes, parfois bien des années avant que les besoins industriels se manifestent, les acteurs concernés peuvent s’assurer que la « capacité cérébrale » nécessaire sera prête à traduire la science fondamentale en résultats significatifs pour la société.

L’innovation est la clé de la transformation des nations africaines en économies fondées sur la connaissance. Elle est essentielle pour le succès à long terme des entreprises, qui, à son tour, mène à la croissance économique et à la création d’emplois. Au NEF, nous croyons que l’innovation devrait stimuler la croissance économique grâce à la production et à la diffusion des connaissances.

Les institutions publiques ont la responsabilité d’entreprendre plusieurs type d’action déterminants pour y parvenir : organiser des changements structurels qui augmenteront les investissements en recherche et développement et les compétences nécessaires au niveau de l’État ; favoriser la collaboration avec le secteur privé dès le début ; et actualiser les politiques pour prendre en compte les tendances technologiques d’aujourd’hui et leurs évolutions rapides.

Le développement d’un cadre panafricain pour l’innovation en tant qu’instrument de transformation économique et sociale à travers le continent nécessite : (1) le développement et l’expansion du chemin vers la création de la connaissance ; (2) le renforcement de la création de connaissances ; (3) la valorisation des connaissances dans un certain nombre de secteurs stratégiques. Ce sont là les objectifs de haut niveau de cette Rencontre Internationale 2018 du NEF.

L’accroissement des moyens menant à la création de la connaissance est un problème à multiples facettes, qui exige que nous changions la façon dont nous apprenons (et dont nous enseignons). Il exige aussi que nous comblions l’écart entre les femmes et les hommes, et que nous élargissions les horizons des jeunes afin de leur donner une meilleure compréhension de l’intérêt d’entreprendre des études en science et en technologie.

La création de connaissances est un peu plus facile à développer. Il s’agit de donner aux scientifiques les capacités de faire de la recherche. La production d’idées en recherche fondamentale et appliquée est fondamentale pour toute économie du savoir.

Enfin, la valorisation des connaissances nécessite une approche plus complexe, souvent à plusieurs niveaux. La transformation d’une idée ou d’une invention en un produit ayant une valeur marchande et une éventuelle création d’industries nécessite plus que des scientifiques. Ceci concerne l’environnement politique et réglementaire. Cela concerne la manière dont les gouvernements travaillent avec le secteur privé et comment ils conquièrent la « Vallée de la mort ».

La «Vallée de la mort» ou «Vallée de l’espoir» est le point où les idées nouvelles qui cheminent dans le processus d’innovation réussissent ou échouent à arriver jusqu’au marché. Un concept innovant peut être transformé en un prototype opérationnel, ou s’arrêter au stade de l’idée. Parmi les facteurs qui contribuent à l’échec, on trouve le manque de matières premières, l’incapacité d’énoncer les avantages potentiels, le manque de compétences techniques, l’inadéquation des infrastructures et le manque de financement.

De nombreux pays en Afrique ne réussissent pas à passer la «Vallée de la mort» pour amener des innovations significatives à l’échelle industrielle et les mettre sur le marché. Cette Rencontre Internationale espère relever ces défis et renforcer le paysage de l’innovation sur le continent en :

  • Augmentant la prise en compte de l’innovation dans l’élaboration des politiques ;
  • Encourageant les collaborations inter-pays à travers des consortiums de recherche et des collaborations panafricains ;
  • Permettant une meilleure adéquation de la recherche et développement et des besoins industriels, ce qui renforcera les mécanismes de financement de l’industrialisation

Six industries mondiales devraient entraîner la transformation socioéconomique non seulement de l’Afrique mais du monde entier : les sciences de la vie, l’aérospatiale et la défense, les matériaux avancés et les produits chimiques, les technologies de l’information et de la communication, les systèmes automobiles et de transport, et les systèmes de production d’énergie.

Ces industries mettent fortement l’accent sur la recherche et le développement industriels, y compris le retour sur investissement, le délai de mise sur le marché, les retombées, les avantages concurrentiels, la fiabilité, les brevets, les cycles de vie et la considération des produits. Si le continent doit avoir plus d’économies fondées sur la connaissance et se positionner comme un concurrent sérieux dans la bataille pour la quatrième révolution industrielle, il doit stratégiquement se concentrer sur des technologies clés en relation avec les industries ci-dessus. Pour n’en nommer que quelques unes : l’intelligence artificielle, les données massives, la bio-ingénierie, les technologies de l’information, les diagnostics médicaux, la médecine de précision, les énergies renouvelables, la virtualisation, les logiciels et la durabilité.

Le programme de la Rencontre Internationale du NEF espère développer ces questions dans des discussions et passer de la discussion à des mesures que l’on pourra évaluer.

Nous espérons que vous vous joindrez à nous en mars, en personne ou en ligne.

Youssef Travaly

Youssef Travaly est docteur en sciences des matériaux et titulaire d’un MBA. C’est un manager expérimenté qui a la capacité de diriger des équipes pluridisciplinaires et multiculturelles, en développement et mise en œuvre de stratégie, et en recherche technologique. Il a travaillé sur des sujets tels que des dispositifs en semi-conducteurs de nouvelle génération, la physique médicale, l’économie circulaire bas carbone, la transition énergétique et le stockage de l’énergie. Il est l’auteur et le co-auteur de plus de 100 articles dans des journaux scientifiques et des comptes-rendus de conférences. Il a été président et co-président de nombreux comités scientifiques internationaux.

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    Youssef Travaly
    Youssef Travaly holds a PhD in Material Sciences, a MSc in Engineering and MBA. He is a seasoned Manager with the capacity to lead multidisciplinary & multicultural teams in strategy development and implementation, technology research and pathfinding with a track record in next generation semiconductor devices, medical physics, low carbon circular economy, energy transition incl. energy storage. He has authored and co-authored more than 100 journal and conference papers and has been for many year Chair and Co-Chair of several International Scientific Committees.
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